Séoul n'achète plus du brut iranien

Crédit photo, AP
Séoul a expliqué sa décision par l'interdiction de l'Union Européenne d’assurer le pétrole iranien pendant son transport.
Les sanctions américaines contre les exportations pétrolières iraniennes, en représailles au programme nucléaire de Téhéran ne sont pas non plus étrangères à la décision des autorités sud-coréennes.
Séoul a donc dû céder aux pressions des Européens qui, avec les Etats-Unis, ont imposé un embargo sur l'importation de l'or noir iranien. Si cette décision est un coup dur pour l'Iran qui voit la liste de ses derniers clients diminuer, elle met aussi la Corée du Sud dans une position délicate.
Ce pays est largement dépendant de ses importations en énergie, et le gouvernement a quelques problèmes pour trouver un remplaçant à l'Iran. Séoul a d'ailleurs admis qu'il pourrait avoir des difficultés si la situation persiste.
Mais la Corée du Sud est en même temps un allié militaire clé des Etats-Unis en Asie. Les manœuvres militaires communes par les armées américaines et sud-coréennes de la semaine dernière, violemment critiquées par la Corée du Nord en sont une nouvelle illustration.
Les pays asiatiques sont de grands acheteurs et consommateurs de pétrole iranien, mais la plupart ont refusé de céder aux pressions occidentales de ne plus passer de commande du brut iranien. C'est le cas de la Chine, de l'Inde et d'autres pays asiatiques.
Certains de ces pays ont néanmoins trouve des moyens de contourner l'interdiction de l'UE, ce qui n’est pas le cas de la Corée du Sud. Ils ont par exemple remplacé les assureurs maritimes européens par des garanties souveraines, ou en demandant à l'Iran de livrer le pétrole lui-même.


















