Syrie : l'ONU indexe les deux parties

Difficile de déterminer les vrais auteurs des massacres de Houla
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Les enquêteurs ont indiqué que le conflit était entrain de se muer en guerre civile dans laquelle les deux protagonistes ont commis des atrocités sur les civils.

Le rapport estime toutefois que les forces gouvernementales et leurs alliés pourraient être les auteurs du massacre de Houla commis le mois dernier, dans lequel des familles entières ont été tuées.

Ce dernier rapport rédigé par les enquêteurs de l'ONU montre que le conflit syrien est entrain de prendre une nouvelle tournure. Ce qui avait commencé par une répression de manifestations pacifiques par les forces gouvernementales s'est transformé dans plusieurs localités en guerre civile, selon le document. Ceci alors que le plan de paix de Kofi Annan qui prévoyait un cessez-le-feu devait entrer en vigueur depuis Avril dernier.

Le rapport s'est beaucoup intéressé aux tueries survenues dans la ville de Houla le mois dernier, dans lesquelles des familles entières ont été exécutées. Les enquêteurs disent ne pas être totalement sûrs des auteurs de ces massacres qui avaient soulevé l'ire de la communauté internationale.

Ils ont cependant ajouté que la manière dont les tueries ont été perpétrées ressemble beaucoup à celles déjà répertoriées et qui ont été attribuées aux forces gouvernementales.

Le rapport reconnait toutefois qu'à cause de la confusion qui règne en Syrie, l'opposition ou même des forces étrangères pourraient bel et bien être impliquées.

Ce qui est par contre clair, c'est que de plus en plus de civils sont victimes de brutalités de toute sorte (torture, enlèvement, assassinats) commises par les deux parties. L'ONU qui a commandité ce rapport semble impuissante face à cette situation.

La Syrie a décidé de quitter les débats sur le rapport de des Nations Unies à Genève suite à sa publication. L'ambassadeur syrien Faisal Khabbaz Hamoui qui s'est félicité que les deux parties aient été reconnues coupables d'actes criminels dans le conflit, a toutefois regretté des "exagérations qui touchent à l'imaginaire".