Brésil : la force pour restaurer l'ordre

Le Ministre brésilien de la justice a déclaré qu'une force nationale de sécurité sera expédiée dans cinq grandes villes du pays pour aider à restaurer l'ordre, suite aux protestations massives qui paralysent le pays.
Une vague de protestations a vu déferler près de 25 mille personnes dans les rues pour demander l'amélioration des services publics.
La force nationale sera envoyée à Rio de Janeiro, Belo Horizonte, Salvador, Fortaleza et à Brasilia, la capitale.
Toutes ces villes accueilleront des matches de la coupe des confédérations de la FIFA.
Avant l'annonce de cette mesure, la police anti-émeute et les manifestants s'étaient encore affrontés à Sao Paulo.
Le ministre de la justice a dit que Recife est la seule ville hôte de la compétition qui n'a pas sollicité l'aide de la Force nationale de sécurité publique (FNSP).
Une source ministérielle a déclaré que ce serait aux gouvernements locaux de décider de la durée de la mission de la FNSP.
Les boutiques et les banques à Sao Paulo, la première ville du Brésil, ont été vandalisées mardi par un groupe d'activistes en cagoule qui se sont attaqués à d'autres manifestants qui tentaient de les empêcher.
Ras-le-bol
La Présidente brésilienne Dilma Rousseff a déclaré qu'elle est fier de voir des personnes se mobiliser en si grand nombre pour demander l'amélioration des services publics dans le pays.
Quand au vice-Président Michel Temer, il a écourté mercredi sa visite en Israël et aux Territoires Palestiniens pour rentrer au pays.
C'est un ras-le-bol, le 2 juin dernier, contre la flambée des frais de transport public à Sao Paulo qui a été le déclic de la vague de protestations.
Mais depuis lors, il y a eu une ramification de la cause de cette vague de protestations; les manifestants dénonçant désormais la corruption galopante, le mauvais état du système des soins sanitaires, et le cout elevé de la vie.
Le Brésil n'avait pas connu des manifestations aussi monstres depuis 1992, l'année qui a vu des protestations immenses dans les rues pour demander la destitution du Président d'alors Fernando Collor de Mello.






















