Ukraine: la police recherche l'opposant "torturé"

Crédit photo, Reuters
Un militant ukrainien affirmant avoir été enlevé et torturé a été placé sur une liste de personnes recherchées par la police, et la tension est à son comble dans la clinique où le militant d’opposition est hospitalisé.
La police et le procureur se sont rendus à la clinique où Dmytro Bulatov est hospitalisé, après avoir disparu pendant 8 jours.
Des partisans de l'opposition sont également arrivés sur les lieux, de peur que l'opposant blessé soit arrêté et accusé d’organiser des manifestations de masse.
Une amnistie pour tous les manifestants emprisonnés doit encore entrer en vigueur.
Trois manifestants et huit officiers de police ont été tués, et des douzaines ont été blessés des deux côtés, depuis que les manifestations ont pris un tour violent le 22 janvier.
L’opposition au president Viktor Yanukovych a débuté en novembre après l’abandon d’un accord commercial avec l’Union européenne en faveur d’un traité avec la Russie.
''Crucifié'
Bulatov, trouvé couvert de sang dans les environs de la capitale jeudi, a déclaré avoir été enlevé, frappé à de multiples reprises pendant une semaine, pendu par les poignets, « crucifié » et laissé pour mort par ses ravisseurs.
“Ils m’ont crucifié, et donc il y a des trous dans mes mains maintenant”.
“Ils m’ont aussi coupé une oreille, ils m’ont coupé au visage. Tout mon corps est en ruine. Vous pouvez tout voir. Je suis en vie. Merci à dieu pour cela”.
L’activiste aurait affirmé ne pas connaître l’identité de ses ravisseurs, indiquant toutefois qu’ils s’exprimaient avec un accent russe.
La police ukrainienne a confirmé que Bulatov était couvert de bleues et qu’un bout de son oreille avait été coupé, selon le site d’information ukrainien Ukrainskaya Pravda.
Ils ont expliqué avoir ouvert une enquête et que des policiers avaient été postés près de l’hôpital.
Bulatov est l’un des leaders de la contestation anti-gouvernementale et l’un des responsables de l’organisation AutoMaidan, une mobilisation d'automobilistes qui ont patrouillé autour de la place de l’Indépendance de Kiev depuis le début des manifestations.






















