Venezuela: un opposant se rend à la police

Crédit photo, Reuters
L'opposant politique Leopoldo Lopez s'est rendu mardi à la police lors d'une manifestation dans la capitale vénézuélienne.
Leopoldo Lopez, l'un des chefs de file de la contestation actuelle au Venezuela, a convoqué ses partisans à une marche ce mardi à Caracas.
Les partisans du pouvoir et de l'opposition arboraient leurs couleurs rouge et blanc, à l'occasion d'une nouvelle journée de mobilisation en pleine grogne sociale.
Cet ex-candidat à la présidentielle de 2012 s'est d'abord adressé à la foule pour dénoncer une justice "injuste et corrompue".
"Mon emprisonnement infâme vaudra la peine" s'il permet au "Venezuela de se réveiller définitivement" et à la "majorité des Vénézuéliens et des Vénézuéliennes qui veulent des changements (de) les obtenir démocratiquement", a clamé l'opposant devant ses partisans quelques instants avant de se rendre à la police sur une place de l'est aisé de Caracas.
La police l'a ensuite escorté dans un véhicule.
Les autorités l'accusent de fomenter des troubles qui ont fait au moins trois morts depuis début février.
Le dirigeant du parti Voluntad Popular de l’opposition avait disparu depuis une semaine environ.
Moins d'un an après son arrivée au pouvoir, à la suite de la mort de Hugo Chavez, le président Nicolas Maduro est confronté à un vaste mouvement de contestation dans l'ensemble du pays.
Caracas vivait mardi une journée de tension, mais sans incidents, avec deux mobilisations de plusieurs milliers de personnes, l'une en soutien au président Nicolas Maduro, héritier du défunt Hugo Chavez, l'autre à l'appel de M. Lopez, l'un des chefs de file les plus radicaux de la contestation actuelle contre le pouvoir "chaviste".
Depuis plusieurs semaines, l'insécurité et la détérioration de la situation économique faisaient monter la grogne sociale dans ce pays disposant des plus importantes réserves pétrolières de la planète.
Le mouvement de contestation, initié dans les milieux étudiants début février, s'est désormais transformé en un face-à-face entre partisans et opposants du président Maduro.
Les manifestants ont annoncé dimanche qu'ils ne cesseraient leur mouvement que quand le président Maduro désarmerait les milices qui défendent le gouvernement.






















