1er mai: répression en Turquie

La place Taksim avait déjà été le théâtre de protestations l'an dernier.
Légende image, La place Taksim avait déjà été le théâtre de protestations l'an dernier.
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En Turquie, la police anti-émeute a utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour empêcher les manifestants de défier l’interdiction de manifestations sur la place centrale de Taksim d'Istanbul.

Plusieurs manifestant de la place Taksim d’Istanbul ont été blessés et aux moins 5 arrêtés.

Des mesures de sécurité intensives ont été mises en place, empêchant l’accès aux rues près de la place Taksim et fermant certaines routes à la circulation dès l’aube.

Les médias turcs ont estimé à 40 000 le nombre de policiers déployés dans Istanbul le jour de la fête du travail.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a prévenu que la population qu’elle devrait « abandonner l’espoir » de rejoindre la place Taksim, point névralgique des protestations anti-gouvernementales.

Mais une déclaration commune aux principaux syndicats annonçait mercredi : « Nous serons à Taksim malgré l’interdiction irrationnelle et illégale. Tous les chemins mèneront à Taksim le 1er mai. »

Le parti de Recep Tayyip Erdogan (Justice et du Développement) a remporté des élections locales en mars. Il s’agissait du premier vote depuis les protestations en masse en juin 2013.

Le Premier ministre envisage une course à la présidence en août.