Irak : tension sur fond de clivages

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Des informations en provenance d’Irak indiquent que l’armée a lancé des raids aériens pour contrer l’avancée des combattants djihadistes qui ont pris deux villes cette semaine.
L'offensive intervient alors que le vote par les députés pour accorder des pouvoirs exceptionnels au Premier ministre a été reporté. Une partie importante du nord du pays échappe à l'autorité du gouvernement tandis que des responsables du Kurdistan ont lancé un appel à l'aide internationale pour faire face à l'afflux de plusieurs centaines de milliers de déplacés par les combats.
En effet, seulement 128 députés sur 325 se sont présentés dans l'assemblée pour le vote sur l'état d'urgence, soit moins que le quorum exigé.
L'instauration de l'état d'urgence demandé par le Premier ministre Nouri al-Maliki autorise de décreter un couvre-feu, de restreindre la liberté de mouvement et d'établir une censure des media.
L'absence d'un consensus parmi les parlementaires s'explique par de profondes divisions politiques, recouvrant des clivages ethniques et religieux.
Les appels à l'unité nationale pour stopper les attaques de militants sunnites n'ont guère été entendus, souligne le correspondant de la BBC, Jim Muir, à Irbil, ville contrôlée par les Kurdes.
Par ailleurs, les forces kurdes affirment avoir pris le contrôle de Kirkouk, important centre pétrolier, d'où l'armée s'était retirée.
Cette reprise en main intervient après que des insurgés sunnites se sont emparés en début de semaine de Mossoul et Tikrit, au cours d'une offensive éclair.






















