Ebola: un écolier privé d'école

Kofi Mason-Sesay à la double nationalité, Britannique et Sierra Léonaise
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Un chef d'établissement a évoqué jeudi un phénomène "d’<link type="page"><caption> hystérie malavisée</caption><url href="http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2014/10/141007_ebola_school_france" platform="highweb"/></link>" sur le virus Ebola pour justifier l'annulation d’un séjour d’études d’un garçon de neuf ans originaire de Sierra Leone.

Kofi Mason-Sesay devait ce mois-ci retourner à l'école primaire catholique St Simon à Stockport, une ville du nord de l’Angleterre.

Le jeune écolier avait déjà fréquenté cet établissement lors de précédentes visites en Angleterre avec sa mère.

La directrice a indiqué qu'elle avait obtenu de la part de services de santé publique la confirmation que Kofi Mason-Sesay n’est pas atteint du virus Ebola.

Aucun risque de santé

Certains parents ont toutefois exprimé leurs craintes.

Dans une lettre aux parents, le chef d'établissement de Saint-Simon, Elizabeth Inman a expliqué que "c'est avec une grande tristesse que nous avons décidé d'annuler la visite, cette hystérie malavisée extrêmement décevante nous détourne de notre objectif de base qui est l'éducation de vos enfants, et [cela] n’est pas une expérience que je voudrais faire subir à un visiteur".

Bienfaisance

Kofi Mason-Sesay avait déjà étudié dans cette école lors de précédentes visites en Angleterre avec sa mère
Légende image, Kofi Mason-Sesay avait déjà étudié dans cette école lors de précédentes visites en Angleterre avec sa mère

La mère du garçon, Miriam Mason-Sesay, qui travaille pour l'organisme de bienfaisance britannique Educaid en Sierra Leone, a déclaré à BBC Radio 5 live qu’elle n'avait pas été à proximité de patients Ebola.

Le chef d'établissement a proposé aux parents de faire un don à Educaid pour célébrer les efforts de Mme Mason-Sesay.

Le virus Ebola se transmet à travers le contact avec les fluides corporels d'une personne infectée.

Le virus n'a pas de remède connu, mais certaines personnes touchées ont survécu et se portent bien.

Ebola a tué plus de 3 500 personnes et touchés plus de 7 000, la plupart en Guinée, Sierra Leone et au Liberia.