Ebola : critiques du maire de Londres

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Le maire de Londres Boris Johnson qui n’exclut pas l’entrée du virus Ebola dans sa ville dénonce des contrôles de passagers inutiles dans certains aéroports et gares.
Depuis que des cas de fièvre hémorragique Ebola ont été enregistrés sur le sol européen et américain, les mesures de contrôle de passagers en provenance des trois pays ouest africains les plus touchés ont été renforcées dans les aéroports.
De telles mesures sont loin d'être appropriées pour contenir la maladie selon le maire de Londres.
Boris Johnson s'interroge sur la valeur des programmes de dépistage pour les personnes arrivant au Royaume-Uni.
"C'est un exercice qui n'a pas vraiment de sens, et vous ne pouvez faire des tests sanguins à tous ceux qui entrent dans le pays" a-t-il déclaré à la BBC.
Le maire de Londres soutient que "la seule prise de température ne sera de toute façon d'aucune utilité parce que le sujet pourrait être dans les premiers stades d'incubation du virus et il faudra deux ou trois semaines pour être malade."
Le maire de la capitale britannique a cependant souligné que les autorités étaient bien préparées en cas d'arrivée du virus Ebola dans la ville.
Malgré les difficultés à contrôler véritablement la propagation du virus, l'envoyé spécial de l'ONU pour la lutte contre cette maladie espère que d'ici à trois mois, l’épidémie Ebola pourrait être controlée.
Selon David Nabarro, le nombre de nouveaux cas enregistres chaque semaine diminue par rapport à la semaine précédente au point qu'il n'y a pas une nouvelle transmission.
"Pour moi, mettre sous contrôle Ebola signifie que la courbe épidémique est en baisse et nous sommes confiants que le nombre de cas est en réduction et sera finalement terminée", a-t-il déclaré dans une interview à la BBC.
Selon Dr Nabarro, les communautés affichent aujourd'hui une meilleure compréhension de la maladie et sont désormais conscientes que l'isolement de ceux qui peuvent avoir été infectés était le meilleur moyen de prévenir la transmission et stopper la propagation du redoutable virus qui a fait près de 4000 morts.






















