Grèce : le "non" en bonne position

Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, avait demandé à voter "non".
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Si la tendance des résultats partiels du scrutin se confirme, le "non" finira par l’emporter. Il concentre 60 pour cent des bulletins dépouillés dans les premières heures qui ont suivi la fermeture des bureaux de vote au référendum en Grèce.

Des partisans du "non" manifestaient leur joie ce dimanche soir, devant le siège du Parlement, à Athènes, la capitale.

Selon le ministre de l’Intérieur, Nikos Voutsis, le taux de participation a franchi la barre de 50 pour cent au moins.

"Pouvoir de négociation"

Près de 10 millions d’électeurs étaient attendus ce dimanche dans les bureaux de vote, qui sont fermés depuis à 16h GMT.

Le gouvernement demandait à voter "non" pour augmenter son "pouvoir de négociation" avec la Banque centrale européenne (BCE), la Commission de l’Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI).

Une victoire du "non" serait signe de la détermination des Grecs à "non seulement rester dans l’Union européenne, mais aussi d’y vivre avec dignité", selon le Premier ministre Alexis Tsipras.

Les créanciers du pays – BCE, FMI et Commission de l’UE – estiment que la victoire du "non" comporte le risque, pour la Grèce, de devoir quitter brusquement la zone euro.