Iran : la chasse aux parts de marché

Berlin et Téhéran entretenaient des relations commerciales jusqu'à la mise en place des sanctions internationales.
Légende image, Berlin et Téhéran entretenaient des relations commerciales jusqu'à la mise en place des sanctions internationales.
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Le ministre de l'Economie allemand, Sigmar Gabriel, s'est rendu dimanche en Iran où il s'entretient avec le président Hassan Rohani.

Sigmar Gabriel séjournera en Iran jusqu'à mardi "avec une petite délégation composée de représentants des secteurs allemands de l'économie et de la science", indique un communiqué de son ministère.

Outre sa rencontre avec le président Rohani, il doit s'entretenir avec trois ministres et le responsable de la banque centrale iranienne, selon l'agence allemande DPA. Après Téhéran, il se rendra à Ispahan, dans le centre du pays.

Le ministre allemand de l'Economie est le premier haut responsable occidental à se rendre à Téhéran depuis l'accord sur le nucléaire iranien, mardi.

La question de la reconnaissance d'Israël par la République islamique a été parmis les sujets de discussions, a dit Sigmar Gabriel, précisant qu'il ne pouvait y avoir de "relations stables et véritables" entre l'Allemagne et l'Iran sans acceptation de l'existence de l'Etat hébreu.

Un "signe encourageant"

Les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne ont conclu mardi à Vienne (Australie) un accord historique avec l'Iran sur son programme nucléaire, qui doit rester essentiellement civil, permettant de solder un dossier qui a empoisonné les relations internationales durant douze ans.

Le patron de la Chambre allemande du commerce et de l'industrie (DIHK), Eric Schweitzer, qui accompagne M. Gabriel, a qualifié ce voyage de "signe encourageant" pour les entreprises qui, en raison des sanctions occidentales, ont perdu du terrain face aux firmes chinoises ou sud-coréennes.

L'Iran est la quatrième puissance pétrolière du monde. Le pays possède la plus importante réserve de gaz du monde.

Berlin et Téhéran entretenaient des relations commerciales traditionnellement fortes jusqu'à la mise en place des sanctions internationales.

La perspective de ce voyage a donc été saluée par la puissante fédération allemande de l'industrie, BDI, qui jugeait "réaliste" un volume d'exportations allemandes vers l'Iran à moyen terme de plus de 10 milliards d'euros, contre 2,4 milliards d'euros en 2014.