Syrie : les raids russes divisent

Aviation russe
Légende image, Aviation russe
Published

L’annonce intervient quelques heures après que le parlement russe a approuvé la demande du président Poutine de déployer des forces armées à l'étranger.

Vladimir Poutine a affirmé que la Russie ne procéderait que par des frappes aériennes, sans troupes au sol. Dans une déclaration télévisée, il a déclaré qu'il était nécessaire de prendre des mesures pour sécuriser la Russie.

‘’La seule bonne façon de lutter contre le terrorisme international en Syrie et sur le territoire des Etats voisins - car ils sont les gangs de terroristes internationaux qui commettent des outrages, c'est d'agir à titre préventif, pour combattre et éliminer les combattants et les terroristes sur les territoires qu'ils ont déjà occupés, ne pas attendre jusqu'à ce qu'ils viennent chez nous’’, a averti le président russe.

Parlant au Conseil de sécurité des Nations Unies, le Secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a pourtant déclaré que l'Amérique ne soutiendrait les frappes russes que si elles avaient véritablement pour but de vaincre les groupes terroristes.

‘’Les États-Unis soutiennent tout effort sincère pour combattre les groupes affiliés à l'état islamique et à Al-Qaida - en particulier al Nosra. Si les actions récentes de la Russie et celles en cours reflètent un véritable engagement pour vaincre cette organisation, alors nous sommes prêts à soutenir ces efforts et à trouver un moyen d'éliminer les conflits de nos activités et ainsi multiplier la pression militaire sur l'état islamique et les groupes affiliés. Mais nous ne devons pas et nous ne confondons pas notre lutte contre l'EI avec le soutien à Assad. Les frappes de ce type mettraient en doute les véritables intentions de la Russie, est-ce qu'il s'agit de lutter contre l'Etat islamique ou de protéger le régime d'Assad ", s’est interrogé M. Kerry.

Le secrétaire de la Défense britannique, Philip Hammond, a déclaré que le régime Assad avait créé les conditions qui ont permis au groupe État islamique de prospérer.

L'entrée de la Russie, l'une des superpuissances dans le conflit syrien est diversement appréciée. Quatre années de guerre, plus de 250.000 morts. Et le conflit se poursuit avec des alliés de taille pour Bachar al Assad: l'Iran, le Hezbollah Libanais, la Chine, la Russie, contre l'avis et la volonté des Occidentaux.