COP 21 : négociations à Bonn
A six semaines de la conférence de Paris (COP 21) sur le climat, les représentants de 195 pays ont entamé lundi, avec un "sentiment d'urgence" mais aussi des dissensions, une dernière semaine de négociation en vue d'un accord mondial pour freiner le réchauffement de la planète.

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A l'ouverture de cette ultime session à Bonn, siège de la Convention de l'ONU sur les changements climatiques (Cnuccc), de nombreux pays en développement ont critiqué le nouveau texte devant servir de base aux discussions, tout en réaffirmant leur confiance dans le processus et dans les deux coprésidents des débats.
A ce stade, 150 Etats ont remis à l'ONU leur "contribution" pour réduire leurs émissions à horizon 2025-2030 (dernier en date, l'Ouganda, vendredi), en vue de la conférence de Paris, prévue du 30 novembre au 11 décembre.
Mais l'ensemble de ces promesses met encore la Terre sur une trajectoire de +2,7°C voire 3°. C'est mieux que les +4 à 5° qui s'annoncent si rien n'est fait, mais loin de l'objectif de 2° au-delà duquel la science prévoit des effets destructeurs.
Pour signer un accord, beaucoup de pays en développement exigent un soutien financier et technologique pour réduire leurs émissions et faire face aux impacts qu'ils subissent déjà. Particulièrement attendue: la concrétisation de la promesse, faite en 2009, d'arriver à 100 milliards de dollars d'aide climatique annuelle en 2020. Malgré de récentes annonces pour augmenter l'aide des pays du nord vers les pays du sud, ces derniers veulent une feuille de route plus précise, surtout via des financements publics pour l'adaptation.
Au cœur de ces négociations figurent aussi la formulation d'un objectif de long terme pour aller vers des économies non émettrices de gaz à effet de serre, mais le terme "décarbonisation" de l'économie est par exemple rejeté par certains pays.
Le principe d'un mécanisme pour revoir l'ambition de la réduction des émissions est lui désormais accepté, mais la Chine et l'Inde par exemple refusent d'avoir une obligation de rendre compte de leurs actions.


















