«Une vérité commode» qui ne convainc pas

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Une délégation égyptienne doit rendre compte à Rome à partir de jeudi de l'enquête sur le supplice d'un étudiant italien au Caire. L'Italie menace de prendre des mesures de rétorsion.
Enlevé le 25 janvier au Caire, Giulio Regeni, 28 ans, avait été retrouvé mort dans un fossé 10 jours plus tard, le corps couvert des stigmates de tortures épouvantables.
Depuis, l'Italie réclame avec force que les coupables soient identifiés et punis, en rejetant les multiples versions -- accident de la route, crime crapuleux, règlement de comptes personnel… -- avancées par les enquêteurs égyptiens.
L'affaire a porté un coup sévère aux relations, pourtant au beau fixe, entre le chef du gouvernement italien Matteo Renzi et le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.
« Nous sommes à la veille de rencontres importantes qui pourraient être décisives pour le déroulement de l'enquête », a déclaré mardi le ministre italien des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni, devant le Parlement.
Il a de nouveau rejeté comme « une tentative d'accréditer une vérité commode » la dernière version proposée par les autorités égyptiennes, annoncée le 25 mars, selon laquelle la police a tué quatre membres d'un gang criminel spécialisé dans l'enlèvement d'étrangers et retrouvé chez l'un d'eux les effets personnels de Regeni.
Si les réponses des enquêteurs égyptiens ne sont pas satisfaisantes, M. Gentiloni a assuré que le gouvernement italien était « prêt à réagir en adoptant des mesures immédiates et proportionnées ».
Malgré les vifs démentis du gouvernement égyptien, la presse italienne et les milieux diplomatiques occidentaux en Egypte soupçonnent des membres d'un des services de sécurité égyptiens d'avoir assassiné Giulio Regeni.






















