iCivil : la solution au phénomène d’ « enfants fantômes » en Afrique
Rémy Nsabimana

Crédit photo, Icivil Africa
L'application du Burkinabé Adama Sawadogo veut donner une existence légale à de millions d'enfants qui naissent chaque année sur le continent.
Officiellement, ils n'existent pas. On les appelle : les "Ghost Children". Ils sont plus de 200 millions dans le monde. 40 millions rien qu'en Afrique de l'Ouest et du Centre.
Pourtant ces enfants existent bel et bien. Sauf qu'aucun Etat et aucune administration ne les connaissent.
En naissant, ils n'ont été enregistrés nulle part. Ce qui signifie qu'ils n'ont ni identité légale, ni nationalité. Impossible pour eux d'aller à l'école, ou plus tard, de postuler à un emploi.
« Le concept, c'est de rendre systématique l'enregistrement des naissances et autres faits d'Etat civil en vue d'une rapide constitution de registres exhaustifs et dynamiques dans nos pays », explique Adama Sawadogo, consultant en sécurité documentaire, cofondateur de icivil Africa.

Crédit photo, République du Burkina Faso
Selon l'Unicef, l'Afrique enregistre 27 millions de naissances annuelles. Mais 55 % de la population africaine n'a aucune existence légale.
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Or d'ici 2030, l'ONU veut garantir à tous une identité juridique, notamment grâce à l'enregistrement des naissances ».
Pour atteindre cet objectif, les Nations Unis misent sur la technologie. D'où son soutien à l'initiative de Adama et son associé français.
« C'est une plateforme intégrée, qui est basée sur une application mobile qui va permettre de façon consécutive, la déclaration, l'enregistrement et la délivrance d'actes de naissance et d'autres faits d'Etat civil. Le système fonctionne grâce à un bracelet à bulles qui permet l'identification et l'authentification numériques des nouveaux nés par SMS, de façon cryptée, sans avoir à se déplacer », ajoute Adama Sawadogo.
Actuellement, 30% de la population de la CEDEAO n'a pas de documents prouvant son identité et sa nationalité. Une situation qui ne fera que s'aggraver tant que le nombre de naissances non enregistrées demeurera élevé.























