Réunion du Conseil de sécurité dédiée au Soudan

Le président Béchir
Légende image, Les pays occidentaux ont exprimé de nouvelles inquiétudes ces derniers mois à propos du Darfour.
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Les relations entre la Cour pénale internationale et le Soudan ne s’améliorent pas.

Le procureur de la Cour Luis Moreno Ocampo a déclaré vendredi que le président soudanais Omar el-Béchir protège les acteurs du génocide au Darfour qui obéissent à ses ordres. Il indique dans son dernier rapport au conseil de sécurité de l’ONU que des centaines de civils ont été tués et des milliers déplacés au Darfour durant les six derniers mois. Hormis les cas actuels traités par la Cour et notamment celui du président Béchir sous mandat d’arrêt pour génocide, d’autres cas pourraient être présentés l’année prochaine.

« Le génocide a plusieurs armes notamment le viol et la peur. Ce sont les armes silencieuses utilisées aujourd’hui pour commettre les génocides. Les soldats de maintient de la paix ne peuvent pas contrôler ça et l’assistance humanitaire ne peux pas l’arrêter. C’est la situation actuelle au Darfour et nous considérons qu’il n’y a pas de procédure nationale contre ceux qui commettent ces crimes. Le président Béchir est sous mandat d’arrêt pour crime de guerre, crime contre l’humanité et génocide. Ce n’est pas une crise humanitaire, ce sont des attaques systématiques, c’est un génocide. Et les mandats d’arrêt ne seront pas annulés. »

Le représentant soudanais à l’ONU Daffa-Alla Elhag Ali Osman s’est empressé de dresser la liste de ce qu’il considère comme des informations erronées. Il a ardemment défendu son président et rappelé que le Soudan n’a pas l’intention de coopérer avec la Cour.

« Le rapport du procureur général de la Cour pénale internationale reproduit les mêmes allégations infondées sur le Soudan. Pour nous, la guerre s’est terminée en 2006. Nous pensons que la CPI est une manœuvre basée sur le noble principe de justice internationale pour servir des intérêts politiques et d’autres agendas de quelques organisations. Béchir continuera à voyager, personne ne pourra le restreindre, pas la cour et personne d’autre. »

Les mouvements du président Bachir devraient êtres restreints mais les chefs d'Etat de l'Union africaine ont décidé l'an dernier de ne pas coopérer avec la Cour. Béchir s'est rendu au Kenya et au Tchad, deux pays signataires du traité, sans être inquiété.