Ouattara négociera à "une condition"

En Côte d'Ivoire, le camp Alassane Ouattara écarte "toute négociation" avec le président sortant.
Laurent Gbagbo avait appelé au dialogue pour mettre fin à la crise que traverse le pays depuis la proclamation des résultats du second tour de la présidentielle.
Dans une interview à la BBC, Patrick Achi, le porte-parole du gouvernement d'Alassane Ouattara, indique que son camp pose une condition stricte avant tout dialogue.
"Nous lui demandons [ndlr : à Laurent Gbagbo] de reconnaître sa défaite, de reconnaître que le président de Côte d'Ivoire est bien Alassane Dramane Ouattara et à partir de ce moment-là, tout est possible", a déclaré Patrick Achi.
Le camp Ouattara est fort du soutien de la communauté internationale qui a reconnu la victoire de l’ancien premier ministre et demande à Laurent Gbagbo de lui céder le fauteuil présidentiel.
Mais jusque-là le président sortant n'a donné aucun signe qu'il est prêt à quitter le pouvoir, se revendiquant une légitimité que lui a conférée le Conseil Constitutionnel qui a choisi d’ignorer les résultats publiés par la commission électorale indépendante.
Malgré cette situation de blocage, le porte-parole du gouvernement Ouattara affirme que leur "président" considère toujours Laurent Gbagbo comme un frère et que tout est possible s'il reconnaissait sa défaite.
Mais écartant l'idée d'une cohabitation qui découlerait d'un dialogue éventuel, Patrick Achi indique que tout arrangement avec Laurent Gbagbo ne concernerait que ses prérogatives d'ancien chef de l'Etat.
"Il y a un certain nombre de modalités qui accompagne le départ d'un ancien chef de l'Etat sur lequel le président Alassane Ouattara est prêt à porter une attention toute particulière", dit-il.
Tout en faisant preuve de fermeté dans le ton contre le président Gbagbo, monsieur Achi ne précise pas l’ultime option dont son camp dispose si le président sortant, soutenu par l’armée, refusait de quitter le palais présidentiel.






















