Egypte : Moubarak renforce la sécurité

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Alors que les manifestations continuent, les autorités égyptiennes se sont montrées fermes, ordonnant à la police de se déployer, à nouveau, dans les quartiers qu'elle avait abandonnés aux manifestants, vendredi dernier.

Les policiers égyptiens de nouveau déployés dans les rues
Légende image, Les policiers égyptiens de nouveau déployés dans les rues

Les autorités égyptiennes ont, par ailleurs, ordonné aux policiers de coopérer avec l'armée.

Le couvre-feu en vigueur au Caire, à Suez et à Alexandrie a été prolongé d'une heure et, au Caire, l'armée aurait commencé à ériger des postes de contrôle où les véhicules sont systématiquement fouillés.

Le président Hosni Moubarak, dont les manifestants réclament le départ, a nommé un nouveau gouvernement.

Parmi les changements les plus notables : le limogeage du ministre de l'Intérieur, Habib el-Adly.

Les protestataires le tenaient pour responsable de la répression policière.

Le portefeuille de l'Intérieur échoit à Mahmoud Wagdy, ancien responsable de la police à la retraite.

Appel à la grève

Mais les manifestants ne semblent pas prêts à renoncer.

Plan du centre-ville du Caire
Légende image, Les principaux lieux de la contestation au Caire

Après presqu'une semaine de mobilisation, ils indiquent qu'ils poursuivront leur mouvement jusqu'au départ d'Hosni Moubarak.

Ils ont appelé à la grève générale pour demain, ainsi qu'à une grande marche de protestation en direction du Caire.

Pendant la nuit, des milliers de manifestants ont continué de braver le couvre-feu, se rassemblant sur la place Tahrir, le principal site de la contestation.

L'ancien patron de l'Agence Internationale de l'Energie atomique, l'opposant Mohammed ElBaradei, a été désigné dimanche par l'opposition égyptienne pour négocier avec le régime du président Hosni Moubarak sur la formation d'un gouvernement d'union nationale.

Il est allé au devant des manifestants en leur déclarant que ce qu'ils avaient commencé ne pouvait pas être suspendu.