Egypte : le temps des manœuvres

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En Egypte, les manœuvres se multiplient entre pouvoir et opposition pour tenter de trouver une issue à la vague de contestations.
Les Frères musulmans, première force d'opposition, se sont joints dimanche à un dialogue politique, avec d'autres groupes d'opposition.
Les participants à ces pourparlers se seraient mis d'accord sur une transition pacifique du pouvoir basée sur la Constitution.
Selon le porte-parole du gouvernement, un comité qui comptera le pouvoir judiciaire et un certain nombre de personnalités politiques, devrait être mis en place prochainement pour étudier et proposer des amendements constitutionnels.
Le bureau exécutif du parti du président, Hosni Moubarak a démissionné samedi.
Son fils, Gamal Moubarak, a été évincé du poste de président du comité politique du PND, au profit d’une personnalité connue pour avoir de bons rapports avec l'opposition.
Pendant ce temps, la vie reprend timidement son cours normal.
Plusieurs écoles restent fermées, les agents de police, eux, ont repris le travail en régulant notamment la circulation dans les rues de la capitale, certaines banques ont rouvert après plusieurs jours de blocage.
La reprise des activités à la Bourse a, toutefois, été reportée à mardi.
Tout ceci se déroule alors que les manifestants occupaient lundi encore la place Tahrir dans le centre du Caire pour exiger le départ d'Hosni Moubarak.
Les groupes de jeunes à l'origine du soulèvement ont formé une coalition et assuré qu'ils ne quitteraient pas les lieux tant que le président n'aurait pas démissionné.






















