Libye: manifestations à Tripoli

Le fils du leader libyen a déclaré que le pays était en proie à une guerre civile
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Les rues se sont remplies de manifestants à Tripoli hier soir, pour la première fois depuis le début des mouvements de révolte dans le pays. Après des tirs sporadiques jusqu'au petit matin, la situation serait redevenue calme.

Hier soir, des foules ont scandé des chantes contre le régime une bonne partie de la nuit, tandis que des coups de feux retentissaient à intervalles réguliers et des nuages de gaz lacrymogènes envahissaient Tripoli.

On rapporte des violences entre supporters du régime et manifestants anti-gouvernementaux

Plusieurs immeubles, y compris des postes de police, auraient été incendiés.

A Benghazi, les hôpitaux de la ville rapportent ne plus être en mesure de faire face à l'afflux de victimes; au moins 50 personnes sont mortes dans l'après-midi de dimanche seulement.

Un manifestant dans la ville d'Al-Zahiwah rapporte que des bâtiments gouvernementaux ont été incendiés dans cette ville, et même une des propriétés du président lybien.

Des manifestations ont aussi été signalées à Tobruk et à Bayda.

On ne sait pas où se trouve le dirigeant libyen.

Son fils; Saif al-Islam al-Gaddafi, a pris la parole hier soir pour tenter de calmer la rue, en vain.

Dans une longue adresse à la télévision nationale, Saif Gaddafi a promis une initiative nationale historique, des modifications de la constitution qui conduiront ensuite à des reformes significatives.

Il a admis que l'armée et la police ont commis des erreurs dans la gestion de foules en colère, mais soutient que le nombre de morts à Benghazi depuis le début du soulèvement était largement inférieur à celui annoncé par l'ONG Human Rights Watch qui est de plus de 170.

Saif al-Islam al-Gaddafi a avoué que l'opposition avait pris le contrôle des villes de Benghazi et Bayda, et a dit que l'unité du pays était menacé par des séparatistes.

Il a poursuivi en déclarant que les jeunes libyens sont prêts à lutter jusqu'à la mort contre les rebels.

Les informations sont difficiles à obtenir en Libye, les journalistes et médias internationaux n'étant pas autorisé à couvrir librement les évènements dans le pays.