Egypte: la tension monte

Crédit photo, AP
La place Tahrir est remplie de monde, vendredi, alors que des milliers de personnes se sont rassemblées pour la prière du vendredi et pour manifester.
Ils protestent contre l’armée, accusée de voler les acquis de la Révolution, alors qu’on attend toujours les résultats de l'élection présidentielle.
Des dizaines de milliers de personnes convergeaient, sous une chaleur torride, vers la place Tahrir, symbole de la Révolution égyptienne.
Leur slogan: “A bas l’armée”.
Les Frères Musulmans ont appelé leurs membres à se déplacer en masse. Ces derniers avaient déjà manifesté mardi.
Trois autres parti islamistes, ainsi que des groupes séculaires pro-démocratie ont également appelé leurs partisans à se joindre au rassemblement.
Leur ennemi commun: le Conseil suprême des forces armées, qui détient toujours le vrai pouvoir en Egypte.
Un Conseil accusé de “coup d’Etat constitutionnel” par l’opposition.
Le Conseil suprême des forces armées a en effet dissolu le Parlement, composé en majorité d’islamistes, et assume lui-même le pouvoir législatif, jusqu’à la tenue de nouvelles élections.
Selon l’organisation Human Rights Watch, l’armée ne va pas transférer le pouvoir à une administration civile à la fin du mois comme promis.
Une situation propice aux violation des Droits de l’Homme, selon l’ONG.
Les Frères Musulmans, principale force d’opposition, a donc engagé le bras de fer avec l’armée, et la menace d ‘ “une confrontation avec le peuple”.
Le mouvement islamiste revendique la victoire de son candidat, Mohamed Morsi, au scrutin présidentiel, contre Ahmed Chafiq, l’ex-Premier ministre d’Hosni Moubarak.
Jeudi soir, Amed Chafiq a fait sa première sortie publique depuis l'élection pour clamer que c'était lui le vainqueur.
Les Egyptiens attendent toujours la proclamation des résultats officiels, reportée.
Ce sera peut-être pour ce week-end, selon la commission électorale.






















