Le Nigeria libère des suspectes

Une femme et deux enfants à Maiduguri, dans l'état de Borno dans le nord-est du Nigeria, le 19 mai 2013.
Légende image, Une femme et deux enfants à Maiduguri, dans l'état de Borno dans le nord-est du Nigeria, le 19 mai 2013.
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Le président du Nigeria Goodluck Jonathan a ordonné la libération de toutes les femmes incarcérées en raison de leurs “activités terroristes”, a annoncé le ministère nigérian de la Défense.

La décision a été prise pour promouvoir les efforts de paix au Nigeria, a ajouté le ministère.

"Conformément aux directives du président (...), le quartier général des armées va libérer un certain nombre de personnes en détention en lien avec des activités terroristes", a déclaré le porte-parole des armées, le général Chris Olukolade, dans un communiqué.

"Cette mesure s'inscrit dans la continuation de la position prise par le gouvernement fédéral en réponse aux demandes du comité présidentiel pour le dialogue et la réconciliation", précise le communiqué.

"Cette mesure, dans la droite ligne de la générosité du président en vue de promouvoir les efforts de paix dans le pays, va avoir pour conséquence la libération de suspects dont toutes les femmes en détention", ajoute le texte.

Ce geste intervient une semaine après le début de l'offensive menée par l'armée nigériane contre les insurgés islamistes de Boko Haram dans le Nord-Est du pays

La secte islamiste Boko Haram a réclamé à plusieurs reprises la libération des femmes et des enfants détenus en prison, comme condition à un dialogue avec le gouvernement.

Il y a une dizaine des jours le groupe avait annoncé dans une vidéo avoir pris en otage des femmes et des jeunes filles, en riposte à l’arrestation de proches des combattants par les force de sécurité nigérianes.