Abuja annule un accord avec Boko Haram

Les manifestations en faveur des otages de Boko Haram se poursuivent au Nigéria et ailleurs dans le monde.
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Un accord visant la libération d'une partie de plus de 200 lycéennes enlevées au Nigeria a été annulé à la dernière minute par le gouvernement nigérian.

Des pourparlers étaient en cours pour obtenir la libération des victimes prises en otages depuis plus de 6 semaines.

La BBC a appris qu’un intermédiaire a rencontré les dirigeants du mouvement islamiste au courant du mois en cours et a même visité le site de détention des jeunes filles dans le Nord-Est du Nigeria.

L’accord était en passe d’être signé pour la libération de quelques-unes d’entre elles en échange d’une centaine de membres présumés de Boko Haram en détention.

Le gouvernement s’est retiré des pourparlers peu de temps avant l’échange, selon des correspondants de la BBC.

Les autorités Nigérianes n’ont pas donné plus de détails sur l’interruption des discussions, mais elles n’excluent pas la possibilité de poursuivre les négociations avec les extrémistes.

Le weekend dernier, l’attaque de trois localités du nord du Nigeria a de nouveau été imputée à la secte islamiste.

Ce dernier drame a fait 28 morts selon les premiers chiffres.

Plus de 400 civils ont été tués par les militants de la secte Boko Haram depuis l’enlèvement des lycéennes.

Dans la nuit du 14 au 15 avril 2014, 237 lycéennes de Chibok avaient été enlevées par des combattants islamistes de Boko Haram.

A l'issue d'une confusion sur le nombre exact de victimes, la police nigériane a estimé à la fin du mois d'Avril qu'en tout 276 élèves ont été enlevées et que 53 d'entre-elles étaient parvenues à s'échapper.

En plus de l’établissement de Chibok, l’Etat de Borno a décidé de fermer plus de 85 établissements scolaires pour une durée indéterminée depuis les massacres du mois dernier.

Le pensionnat de Chibok accueille néanmoins de jeunes filles venues passer l'examen de sciences du baccalauréat.