L’instabilité menace le Lesotho

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Le président sud-africain Jacob Zuma a annoncé lundi qu'il se rendra mardi au Lesotho pour tenter d'éviter que la crise ne s'enlise dans ce pays enclavé au sein de l’Afrique du Sud.
En médiateur de la crise, Jacob Zuma rencontrera les différents partis du gouvernement de coalition ainsi que le roi.
Malgré les promesses faites, le Premier ministre du petit royaume, Thomas Thabane, refuse toujours d'annoncer la date de réouverture des travaux du parlement qu’il avait suspendu en juin dernier pour éviter une motion de censure.
Il affirme néanmoins que la date doit être annoncée par le roi Letsie III, même si ce dernier occupe une fonction essentiellement protocolaire.
Lundi matin, le porte-parole du gouvernement de coalition, Selibe Mochoboroane, a affirmé que d'après la feuille de route signée sous l’égide de la SADC, le Premier ministre devait lever la suspension du parlement.
Il doit également donner un préavis de deux semaines aux députés avant la réouverture du parlement, prévue le 19 septembre prochain.
Mais rien de tout cela n’a été fait.
La situation reste instable
La situation reste donc instable, d’autant que l'ex-chef de l'armée est entré dans la clandestinité ce week-end avec des hommes et de l'artillerie.
Il a refusé d'être destitué par le premier ministre et s'est réfugié dans les montagnes après avoir dérobé des armes légères, mais aussi des canons antiaériens et des mortiers.
Selon des sources dans les services de renseignement, il contrôle une force spéciale d'élite composée de 40 hommes très bien entraînés et en possession de renseignements militaires.
Le nouveau chef de l'armée, le général Mahaole, a estimé dimanche que seul le recours à la force permettrait de déloger son rival.
Soucieuse d'éviter une flambée de violences à ses frontières, l'Afrique du Sud a déployé à Maseru des policiers lourdement armés afin de contrôler les points stratégiques de la capitale.






















