Tunisie: 27 candidats pour la présidence

En Tunisie, le président sortant Moncef Marzouki et 26 autres personnes vont solliciter les suffrages des électeurs. La campagne en vue de l'élection présidentielle a démarré ce samedi.
Les principaux candidats:
- Marzouki, défenseur des droits de l’homme élu président par la Constituante (Parlement) en fin 2011, a vécu en exil quand Ben Ali dirigeait le pays. Il est allié aux islamistes d'Ennahda.
- Béji Caïd Essebsi est le chef du principal parti anti-islamiste Nidaa Tounès, qui a fait élire plus de députés que les autres partis, lors des élections législatives du 26 octobre.
Agé de 87 ans, il est le doyen des candidats. Essebsi a été ministre de l'Intérieur du père de l'indépendance, Habib Bourguiba, puis président du Parlement sous Ben Ali. Il a été Premier ministre juste après la révolution de 2011.
- Slim Riahi, un richissime homme d'affaires, est le patron du Club Africain, l'une des deux grandes équipes de football de Tunis. Son parti, l’UPL, est arrivé en troisième position aux législatives du 26 octobre.
- Hamma Hammami, une figure de proue de la gauche tunisienne, a connu les geôles du régime de Ben Ali. Il est marié à l'avocate Radhia Nasraoui, une célèbre militante des droits de l’homme. Son parti est arrivé quatrième aux dernières législatives.
- La magistrate Kalthoum Kannou est la seule femme parmi les candidats. Chantre de l'indépendance de la justice, elle a eu à s’opposer à Ben Ali, dont le régime multiplia les pressions et les mutations discrétionnaires, pour la faire taire. Elle a dirigé l'Association des magistrats tunisiens.
- Kamel Morjane, le dernier chef de la diplomatie de Ben Ali, est l'un des six responsables du régime déchu à être candidat. Il dirige le parti Al Moubadara (l'Initiative), qui se réclame de la pensée de Bourguiba. Sa formation politique a fait élire trois députés aux législatives.






















