La présidence contestée en Zambie

Crédit photo, AFP
Depuis la mort de Michel Sata, la guerre de succession fait rage suite au limogeage mardi d’Edgar Lungu, principal rival de Guy Scott au sein du parti au pouvoir.
En effet le président zambien par intérim, Guy Scott, a démis de ses fonctions son actuel ministre de la défense et de la justice.
Dans un communiqué transmis à la radio publique, Edgar Lungu a évoqué une "mesure illégale et provocatrice".
Ce dernier qui souhaite se présenter aux prochaines élections présidentielles anticipées a ajouté que Guy Scott a "insulté la culture et le peuple zambien en réglant des comptes politiques avant même l'enterrement du chef d'état défunt, Michael Sata".
Les funérailles sont prévues dans une semaine.
La décision de limoger Edgar Lungu a entraîné des débordements à Lusaka, la capitale zambienne. Des fans du ministre se sont rassemblés dans plusieurs quartiers pauvres de la ville pour protester contre sa mise à l'écart. Lundi soir, des jeunes ont brulé des pneus et caillassé des automobilistes. La police anti-émeute a dû intervenir.
Remaniement ministériel
Guy Scott a nommé le député Davies Mwila au poste de secrétaire général. Ce dernier a toutefois refusé, ajoutant qu’il "était contraire à notre culture d'accepter une nomination pendant une période de deuil. Nous devons d'abord enterrer notre président".
Guy Scott, le vice-président d'origine britannique, a été désigné pour assurer l'intérim du pouvoir, devenant ainsi le premier chef d'Etat blanc en exercice en Afrique sub-saharienne depuis la chute de l'apartheid en Afrique du Sud.
En principe, il ne peut pas se présenter à la présidentielle, selon la Constitution, car ses parents n'étaient pas Zambiens.
C’est à l’hôpital King Edward VII de Londres, en Grande-Bretagne, où il était suivi, que l’ancien chef d’Etat, Michel Sata, est décédé le 28 octobre dernier.






















