Burkina/Zongo: les commémorations en suspens

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Le Collectif contre l'impunité, créé après l'assassinat de Norbert Zongo, dénonce une volonté des autorités de vouloir le faire oublier.
Le groupe est né suite à l’assassinat du journaliste le 13 décembre 1998.
Depuis, chaque année, une gerbe de fleurs est déposée au cimetière Gounghin à Ouagadougou où repose le fondateur de l'hebdomadaire l'Indépendant, et un meeting est organisé sur la place de la Révolution.
Cette année, l'armée qui administre la place de la Révolution, a donné son accord de principe à l'occupation du lieu, mais a précisé que "cet accord était tributaire d’un éventuel besoin d'occuper cette place pour une activité militaire ou gouvernementale".
A cette même date, le gouvernement a en effet décidé d’organiser une cérémonie d'hommage aux personnes mortes lors de l'insurrection du mois d'octobre dernier.
Pour les responsables du Collectif, la position du gouvernement constitue une atteinte à la mémoire du journaliste défunt.
Depuis le premier anniversaire de l'assassinat du journaliste, la date du 13 décembre a été synonyme de manifestations, parfois violentes contre le régime de Blaise Compaoré.
Toutes les enquêtes, y compris celles commanditées par le gouvernement, ont indiqué que la mort de Norbert Zongo était liée avec l'enquête qu'il menait sur le décès de David Ouédraogo.
L’homme, un employé de François, le frère de Blaise Compaoré, a été torturé à mort.
Jusqu’à présent, le seul suspect arrêté par la justice burkinabè était un militaire appartenant au régiment assurant la sécurité de l’ancien président.
Il a ensuite été remis en liberté.






















