Soudan du Sud : l’UA menace

Riek Machar (à droite) et Salva Kiir ont signé plusieurs accords de cessez-le-feu souvent violés.
Légende image, Riek Machar (à droite) et Salva Kiir ont signé des accords de cessez-le-feu, qui sont souvent violés.
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Les forces gouvernementales et les rebelles subiront des sanctions de l’organisation panafricaine, en cas de violation des accords de paix, selon le conseil de paix et de sécurité de l’UA.

Au second jour de son 24e sommet, à Addis-Abeba (Ethiopie), l’Union africaine a exhorté le gouvernement et les rebelles sud-soudanais à faire des propositions en vue d’un gouvernement de transition.

L’IGAD, une organisation de huit pays d’Afrique de l’Est, dont fait partie le Soudan du Sud, a soutenu la décision de l’UA de sanctionner tout camp qui violerait l’accord de paix inter-soudanais.

L’accord de cessez-le-feu obtenu à l'arrachée par les médiateurs de l’IGAD début 2014 a plusieurs fois été violé. Les deux camps s’accusent l’un et l’autre d’être responsable des violations de cet accord.

Le président sud-soudanais Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar se sont rencontrés jeudi à Addis-Abeba pour tenter de mettre fin à la guerre civile qui ravage leur pays, où forces gouvernementales et rebelles s’affrontent depuis fin 2013.

Une réunion de l’IGAD prévue samedi dans la capitale éthiopienne pour tenter d'arracher un nouvel accord de paix aux belligérants sud-soudanais a été reportée à dimanche.

Selon l’ONG Oxfam, les combats ont fait plus de 1,9 million de personnes déplacées à l'intérieur du pays. Elle estime que 479 mille personnes ont fui vers les pays voisins.