Ethiopie : 6 tonnes d’ivoire brulées

Crédit photo, epa
Six tonnes d’ivoire saisies durant les 20 dernières années en Ethiopie ont été brûlées vendredi sur la colline de Gulele, dans le nord d’Addis Abeba.
Le stock contenait des colliers, des bracelets, des statuettes mais aussi des défenses entières d’éléphants.
Bien qu’étant interdit, le commerce de l’ivoire demeure lucratif.
Et depuis le début des années 2010, le braconnage des éléphants est en plein essor sur le continent africain.
Selon Ian Craig, président de l’ONG Stoppons l’Ivoire, l’activité était même "hors de contrôle" en 2012.
Une demande grandissante et des politiques publiques parfois laxistes sont à mettre en cause.
Mais certains pays, comme l’Ethiopie, ont décidé de prendre le problème à bras le corps en adressant vendredi matin ce message aux acheteurs d’ivoire du monde entier.
Max Graham, président de l’ONG " space for giants" estime que cela envoie "un message très fort ".
"Le commerce de l’ivoire est inacceptable. Cela fragilise la société africaine, l’économie africaine. Il s’agit donc d’envoyer un message aux acheteurs d’ivoire", souligne-t-il.
Les 50 mètres cubes de bûcher représentaient une valeur marchande de près de 12 millions de dollars
Les braconniers en trois ans ont décimé plus de 100 000 éléphants sur le continent alors que la population d’éléphants est estimée à 400 000 spécimens.
Ils créent de l’insécurité dans les parcs nationaux ce qui mine l’industrie du tourisme
Il s’agit d’une source de revenus importante pour beaucoup de pays africains.






















