RCA : proroger la période de transition

La présidente de la transition, Catherine Samba Panza
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Le forum de Bangui a pour but d’aider à résoudre la crise qui a secoué le pays.

La République centrafricaine a sombré dans le chaos quand, en mars 2013, les rebelles Séléka, majoritairement musulmans ont pris le pouvoir, déclenchant les représailles de la milice chrétienne "anti-Balaka", et poussant certains à évoquer une partition du pays.

Le gouvernement de la transition, dirigé par Mme Catherine Samba-Panza est chargé de l'organisation des élections et la restauration de la démocratie, mais le scrutin, initialement prévu pour février a déjà été reporté à juin ou juillet.

Un rapport de la commission électorale nationale, présenté au forum composé des groupes armés, des partis politiques, de la société civile et des communautés religieuses a déclaré que même pendant cette période, il était impossible d’organiser les élections.

Une des recommandations adoptées par le forum samedi a appelé à l’établissement d’un nouveau calendrier électoral après des consultations entre la commission électorale, le gouvernement de la transition et les médiateurs régionaux et internationaux.

Elle a donc recommandé une extension du mandat des autorités de la transition.

Bien que la violence ait baissé en République centrafricaine ces derniers mois, des tueries sporadiques, alimentées par de profondes divisions entre musulmans et chrétiens persistent.

Ces tensions persistantes ont déjà fait naitre des doutes chez certains.

Les analystes se demandaient si les élections seraient encore possibles cette année.

Dans son rapport, la commission électorale se plaignait d'un manque de matériels de vote, des difficultés liées à la saison des pluies qui s’étend de mai à octobre et des poches persistantes d’insécurité.

Elle a ajouté qu’en mai, le gouvernement n’avait réuni que 26% du budget nécessaire pour organiser le scrutin.