Le parti de Blaise Compaoré saisit la justice

Le CDP et ses alliés demandent au conseil constitutionnel burkinabè l'annulation d'une résolution autorisant la poursuite en justice de Blaise Compaoré.
Cette résolution adoptée le 16 juillet autorise la justice burkinabè à poursuivre l'ex dirigeant pour haute trahison et attentat à la constitution, les crimes les plus graves en droit burkinabè.
A l'appui de sa requête, l'ancien parti au pouvoir évoque un non-respect de procédure et avance principalement deux arguments.
Premièrement, le vote d'une résolution de mise en accusation du chef de l'Etat se fait à bulletin secret, et non pas à main levée, comme ce fut le cas.
Deuxièmement, il se pose un problème de détermination de cette majorité qualifiée. Selon la constitution, la mise en accusation du président du Faso est votée à la majorité des 4/5e des membres du parlement.
Quand ce parlement de 90 membres statuait le 16 juillet sur ce texte, il y avait dans l'hémicycle 63 votants, et la résolution a récolté 60 votes favorables.
L'ex majorité dénonce une chasse aux sorcières. Elle indique que si la justice burkinabè ne lui donne pas satisfaction, elle entend saisir des juridictions supra nationales.
Le 13 juillet, le CDP et des partis alliés avaient obtenu de la Cour de justice de la CEDEAO, une condamnation du Burkina. Le juge communautaire avait ordonné la levée de tous les obstacles susceptibles d'empêcher des proches de Blaise Compaoré de participer aux prochaines élections.






















