Rio: il reste une chance au Kenya
L'Agence mondiale antidopage (AMA) a décidé jeudi à l'unanimité que l'agence antidopage kényane ne respectait pas le nouveau code antidopage mondial.

Cette décision signifie que certains des meilleurs athlètes du monde risquent de manquer les Jeux olympiques d'août prochain à Rio.
David Were, président de la Commission parlementaire kenyane des sports s'est dit "choqué" et a déclaré que le Kenya ferait appel de la décision.
"Nous avons satisfait à toutes les exigences" a-t-il déclaré à la BBC, et "les propositions du projet de loi étaient suffisamment rigoureuses".
Le Kenya a déjà manqué à deux reprises les échéances de l'AMA pour prouver que le pays s'attaque au problème de dopage dans le sport.
Mais le mois dernier, le pays avait finalement adopté une loi permettant la mise en place d'une nouvelle agence nationale anti-dopage, une mesure qui aurait dû satisfaire l'AMA.
Encore une chance
Olivier Niggli, prochain directeur général de l'Agence mondiale antidopage (AMA), a estimé que le Kenya avait toujours les moyens, d'un point de vue législatif, de se mettre en conformité avec le code antidopage avant les Jeux de Rio.
C'est maintenant au Comité international olympique (CIO) de décider d'interdire ou non des Jeux de Rio ou d'autres competitions les athlètes Kenyans, l'une des principales forces de l'athlétisme mondial.
En revanche pour la Russie, qui avait perdu la conformité après le scandale de dopage généralisé et de corruption, "c'est une question de pratique et de reconstruction" à opérer par l'agence antidopage russe (RUSADA) a ajouté Olivier Niggli.






















