Oscar Pistorius marche sur ses moignons
Oscar Pistorius a traversé le tribunal sud-africain sans ses jambes artificielles, au cours de l'audience de confirmation de sa peine suite à l'assassinat de sa petite amie.

Crédit photo, EPA
En tentant de prouver à quel point l'athlète est vulnérable sans ses prothèses, la défense espère assouplir la sentence et lui éviter une longue peine de prison.
Infirme et debout sur ses moignons nus, l'ancien champion paralympique, vêtu d'un short de cycliste et d'un t-shirt, s'est montré tel qu'il est devant les juges et les caméras du monde entier.
"Il est trois heures du matin, il fait noir, il est sur ses moignons. Sans ses prothèses, son équilibre est précaire et il n'est pas capable de se défendre", a lancé Barry Roux, l'avocat de la défense, alors qu'Oscar Pistorius se rasseyait en larmes, loin de l'image de l'invincible champion qu'il renvoyait il y a quatre ans aux jeux Olympiques de Londres.

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Me Roux n'a pas dévié de la ligne que tient Oscar Pistorius depuis le début du procès. Selon lui, le champion était persuadé qu'un cambrioleur -et non Reeva Steenkamp- se trouvait derrière la porte des toilettes sur laquelle il a tiré quatre balles le soir de la Saint-Valentin en 2013.
"Changements de versions"
Me Roux a également cherché à présenter des circonstances atténuantes, dans l'espoir d'obtenir une peine moins sévère. "L'accusé a perdu une personne qu'il aimait sincèrement. Il n'est plus que l'ombre de celui qu'il était, il paie constamment", a-t-il déclaré, réclamant une "punition rationnelle".
Peu avant l'intervention de Barry Roux, une cousine de Reeva Steenkamp avait livré un ultime témoignage, estimant que Pistorius n'avait pas dit la vérité.
"Tout ce que nous avons toujours voulu, c'est la vérité. Mais nous ne l'avons pas eue, Oscar a changé de version tant de fois", a déclaré Kim Martin devant le tribunal.
Après la plaidoirie, le procureur Gerrie Nel devait livrer son réquisitoire pour conclure cette audience destinée à fixer la peine de prison de Pistorius.
En droit sud-africain, la condamnation pour meurtre est assortie d'un minimum de quinze ans de prison ferme, sauf circonstances atténuantes.
La juge Thokozile Masipa pourrait rendre son verdict vendredi.






















