Ethiopie : "400 oromos tués par l'armée"

La section éthiopienne de cette organisation de défense des droits de l’homme basée aux Etats-Unis dresse dans un rapport les noms de plus de 300 personnes tuées. Elle affirme qu’elles ont été tuées lors de la répression d’une vague de protestations contre le gouvernement éthiopien.
Les autorités gouvernementales admettent que des manifestants de l’ethnie oromo ont péri lors des manifestations hostiles au gouvernement. Elles accusent Human Rights Watch d’être "très généreux avec les chiffres", en grossissant le nombre des victimes.
Durant ces derniers mois, les oromos ont organisé des manifestations dans leur région de l’Oromia, qui inclut des parties de l'ouest, du centre, de l'est et du sud du pays.

Ils protestaient surtout contre un plan gouvernemental qui prévoit l’extension de la capitale éthiopienne du pays, Addis-Abeba, sur les terres de leur région.
Le gouvernement déclare avoir abandonné ce plan après que les manifestations ont éclaté en novembre dernier.
Les oromo constituent la plus grande ethnie de l’Ethiopie, où ils étaient 25 millions, soit près d’un tiers de la population du pays (près de 74 millions), selon un recensement effectué en 2007.
Un rapport publié la semaine dernière par une commission d’enquête parlementaire éthiopienne fait état de la mort de 173 personnes dans la répression des manifestants.

Crédit photo, AFP
Vingt-huit agents des forces de sécurité font partie des personnes tuées, selon cette enquête.
Les forces de sécurité mises en cause par HRW s’étaient comportées "de manière professionnelle et responsable", affirme le ministre de l’Information, Getachew Reda.
Le gouvernement a promis de traduire en justice les personnes coupables des morts signalées dans le rapport de la commission d’enquête parlementaire.
En mars dernier, le Premier ministre Hailemariam Desalegn avait présenté les excuses du gouvernement pour la mort de membres de l’ethnie oromo et la destruction de leurs biens.






















