Mondial 2014: Curitiba reste la ville-hôte, le pape invité

Les ouvriers qui s'activent sur le chantier du stade de Curitiba au Brésil.
Légende image, Les ouvriers qui s'activent sur le chantier du stade de Curitiba au Brésil.
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Le secrétaire général de la Fifa, Jérôme Valcke a annoncé que malgré les retards de construction de son stade, la ville de Curitiba au sud du Brésil accueillera bien quatre matches de la Coupe du monde 2014 de football.

La Fédération internationale de football (Fifa) a jugé que le chantier de l'Arena da Baxaida avait suffisamment avancé depuis qu'elle avait menacé en janvier d'exclure Curitiba du Mondial, qui se disputera au Brésil du 12 juin au 13 juillet dans 12 villes hôtes.

La décision est basée sur les "garanties financières" apportées et les "progrès accomplis" sur le chantier de l'Arena Da Baixada, depuis l'ultimatum lancé en janvier par la Fifa, a souligné M. Valcke sur son compte Twitter.

"Mais la course contre-la-montre reste très serrée et l'effort collectif de toutes les parties impliquées à Curitiba doit se poursuivre à un rythme très élevé", a souligné M. Valcke.

L'exlusion de Curitiba aurait constitué une gifle pour le gouvernement de Dilma Rousseff, qui promet à l'envie d'offrir au monde "la Coupe des Coupes" au "pays du futebol".

Elle aurait en effet accentué les doutes sur la capacité du Brésil émergent à organiser avec succès un événement d'une telle magnitude planétaire, alors que l'image du pays est déjà écornée par de multiples retards (stades, aéroports, transports) et des manifestations violentes à répétition depuis la fronde sociale massive de juin 2013.

La présidente Dilma Rousseff a indiqué mardi qu'elle invitera le pape François, un passionné de football, à la Coupe du monde débutant au Brésil en juin, lors de la rencontre qu'elle aura avec lui vendredi au Vatican.

"Je vais l'inviter au Mondial", a déclaré la présidente brésilienne en annonçant qu'elle participera vendredi au consistoire qui désignera les nouveaux cardinaux parmi lesquels figure le Brésilien Orani Tempesta, actuel archevêque de Rio de Janeiro.

La chef de l'Etat a souligné que le pape est supporteur du club argentin San Lorenzo:

"Il doit supporter son équipe et moi la mienne", a dit la présidente.

Le Brésil et l'Argentine sont des éternels rivaux en football.

Avant de communiquer son intention d'inviter le pape au Mondial (du 12 juin

au 13 juillet), Mme Rousseff a fait son éloge.

"Il a un engagement envers les pauvres. Je le respecte beaucoup pour cela et aussi parce que c'est un pape latino-américain, argentin".

Le pape François, ancien archevêque de Buenos Aires, est supporteur depuis l'enfance du San Lorenzo de Almagro - champion du tournoi d'ouverture 2013 - et il a souvent rappelé qu'il se rendait avec son père au fameux stade du Gasometro pour assister aux matchs.

Dans le stade mythique du Maracana de Rio où se jouera la finale du Mondial, l'équipe du souverain pontife a perdu la semaine dernière 2-0 contre le club Botagogo de Rio, dans le cadre de la seconde phase de la Coupe Libertadores.

Au cours d'une visite antérieure au Vatican, juste après la nomination de François, Mme Rousseff avait plaisanté en disant l'Argentine pouvait bien avoir un pape "mais Dieu est Brésilien", une plaisanterie populaire en allusion aux richesses naturelles du pays.