Dopage : la justice change d’avis

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Un arrêt de la cour d'appel de Madrid a ordonné mardi que les 211 poches de sang au cœur d’une affaire de dopage ne soient pas détruites.

La justice espagnole a exigé que les échantillons soient remis à la Fédération royale espagnole de cyclisme, à l'Association mondiale antidopage, à l'Union cycliste internationale et au Comité olympique national italien.

Ils ont été utilisés dans un vaste système de dopage par transfusion sanguine révélé en 2004 par le coureur cycliste Jesus Manzano.

La remise de ces échantillons devrait permettre d'identifier les clients du médecin impliqué, le docteur Fuentes et donc de connaître l'étendue du scandale.

Le médecin avait déclaré s’être également occupé de footballeurs, de joueurs de tennis et d’athlètes.

Certains cyclistes avaient déjà été condamnés.

Selon la cour, le but est aussi d’éviter "le danger que d'autres sportifs puissent être tentés de se doper ".

En première instance, la juge Julia Santamaria avait ordonné la suppression de ces poches, saisies par la police espagnole lors d'une perquisition chez le docteur Fuentes en 2006.

Mais l'affaire avait été ouverte de nouveau en janvier 2009, suite à deux appels de l'Union cycliste internationale et de l'Association mondiale antidopage.